Internet et Grimenoir

Je vous avais parlé de Grimenoir, ce système du sixième plan basé sur l’interconnexion magique des grimoires, si semblable à internet… Il aurait été bien surprenant qu’ils soient en tous points identiques.

Il existe des différencse fondamentales entre Internet et Grimenoir dont je ne m’étais pas rendu compte avant…

C’est lorsqu’on parle de 2.0 qu’on s’en rends compte. Sur Grimenoir le 2.0, le collaboratif, est basé sur la décision individuelle d’ouverture de chaque Grimoire à un sorcier, un groupe de sorciers ou à tous les sorciers (j’inclus aussi les démons, mages et autres créatures capables de se servir d’un grimoire). Chaque Sorcier étant identifié par une signature magique unique ayant cours sur tout Gimenoir. Il est aussi possible de créer des signatures “anonymes”, pour jouer des tours ou lorsqu’on ne veut pas qu’on sache que tel ou tel sujet nous intéresse. Ces signatures sont de fait rarement utilisées.

Première différence avec Internet, Grimenoir est culturellement beaucoup moins anonyme, cela tient à la mentalité propre des sorciers. En attachant sa vraie signature ou une fausse signature persistante, on permet aussi aux autres sorcier de nous contacter sur un grimoire lié à cette signature. Ce qui est très important pour les sorciers.

Aussi, de part ce signatures, sur Grimenoir il n’est pas nécessaire de “taper” (d’ailleurs on écrit, à la plume, ou on dessine, avec des pinceaux, du fusain, etc…) son login 10 fois par jour.

Une autre différence se trouve au niveau de la messagerie. Tout d’abord le téléphone prime sur le mail. Pardon, les messages télépathiques priment sur les annotation de Grimoire, qui sont plus utilisées pour conserver une note, une information à propos du passage d’un grimoire. Bien sûr il existe une zone des grimoires où on peut s’envoyer des messages écrits, notamment pour les dessins ou signes cabalistiques. Toute information reçue dans cette zone peut être automatiquement envoyée dans une zone du grimoire où elle era à sa place. Un signe pour invoquer des chats grimaçants ? Entre les chats bottés et les chats Podpail… Une invitation pour le bal des sorciers ? En note dans l’almanach. Il n’y a rien à faire, dès qu’elle arrive l’information est classée à sa place et il suffit de lancer un sort pour parcourir les dernières informations et les valider ou non.

Il est rare de recevoir un spam, une “information potentiellement intéressante ou une copie pour information. Ce type de message se retrouve instantanément à sa place dans une rubrique de la Gazette, on le lira si on a le temps…

Tous les grimoire n’appartiennent pas spécifiquement à un sorcier. Il appartient de distinguer les grimoires personnels des grimoires entreposés dans une bibliothèque, que peuvent être des grimoires ayant appartenu à un sorcier ou écrits par plusieurs sorciers. C’est important par ce qu’on n’envoie pas un message personnel dans un grimoire de bibliothèque ! Sauf si on s’adresse un groupe bien entendu… C’est aussi important de distinguer les différentes sections d’un grimoire : savoirs, almanach, gazette… D’ailleurs il y a des grimoires qui ne font qu’une seule de ces choses à la fois. Je dis c’est important mais en fait la frontière est très floue. Une même information peut très bien être visible à la fois dans plusieurs parties, et dans plusieurs grimoires.

C’est le principe d’interconnexion des grimoires : chaque page écrite sur un grimoire source à sa vie propre et se montre ou non dans chaque grimoire en fonction de l’intérêt du sorcier. Ainsi un sorcier peut très bien regarder les pages du grimoire de la reine de neiges, du moins si il y est autorisé. Il peut aussi les annoter ou les raturer. Ses commentaires ou ses modifications sont alors visibles lorsque le sorcier qui consulte le grimoires en a de l’intérêt. Le sort de flou des miroirs permet de se rendre compte instantanément de qui à noté quoi.

Associé à ce sort de flou des miroirs, un aspect très intéressant de Grimenoir est la recherche par pensée pure. Il n’est nul besoin de formuler sa demande, il suffit de “chercher” quelque chose pour le trouver. La précision de la recherche dépendra seulement de la précision avec laquelle le sorcier sait ce qu’il cherche. En général les premiers résultats d’information floue aident le sorcier à préciser sa pensée pour aller vers ce qu’il cherche.

Si on prends aussi en compte que les grimoires peuvent apparaître ou disparaître de la main du sorcier, on se dit que finalement un grimoire c’est un peu comme un IPhone avec Word, Photoshop, un grand écran, la recherche sémantique et en beaucoup plus rapide. Qui l’aurai cru ?

Dé-raisonnements

Au cours de mon périple pour capturer ce vers gélatineux je suis tombé sur une bien étrange scène…

Deux bonshommes, un orange et un bleu, tous ronds l’un comme l’autre, se disputaient à un concours de conception. Le problème posé était simple : “Dans le foyer d’une université le bruit est gênant pour travailler, comment faire pour éviter cela ?”

Nos deux amis présentent chacun leur stratégie. Voici ce que dit le bonhomme orange :

“Il me semble que ce sujet devait être abordé sous l’angle des utilisateurs de cette salle. L’idée étant de créer un changement dans les comportements par la configuration même des lieux. Je me suis donc questionné sur les situation où les utilisateurs sont amenés à réduire leur bruit. Voici les résultats du brainstorming :

- Lorsque que les dimensions de la salle limitent le nombre de personnes rassemblées et la distance entre ces personnes.
- Lorsque des personnes se trouvent en situation d’observer d’autres personnes à leur insu.
- Lorsque la salle est une salle dédiée au travail.

Parmi ces scénarios aucun ne convient en tant que tel :

- Des petites salles ne répondent plus à la fonction conviviale du foyer.
- Je ne suis pas persuadé que les étudiants aient très envi de jouer aux voyeurs… Et surtout pas d’être observés à leur insu !
- Difficile de transformer le foyer en un lieu de travail seulement c’est aussi un lieu convivial.

C’est là qu’apparut un point sur lequel je rebondit : dans ce foyer les utilisateurs travaillent et discutent en convivialité à la fois. On peut donc supposer qu’il n’ont pas de lieu dédié au travail, et/ou qu’ils aiment discuter entre eux en travaillant.

Renseignements pris il s’avère que c’est le deuxième point qui est vrai, l’université dispose de salles de travail mais elle sont communes et le silence y est imposé. On me dit aussi que les étudiants apprécient l’espace de convivialité du foyer pour travailler, ce qui leur permet de se sentir entourés et d’associer d’une certaine manière le travail au plaisir. Pourtant la plupart des étudiant se sont plains au moins  une fois du bruit.

Fort de ce témoignage je pris mon crayon et me mis en devoir de pondre une configuration des lieux rassemblant tous ces avantages pour l’utilisateur. Voici donc ce que je propose :

Créer des salles de travail qui donnent ouvrent directement sur le foyer, de différentes tailles.

Le fait que les salles donnent sur le foyer permet aux étudiant de choisir de manière souple si ils souhaitent s’isoler ou profiter de la convialité du foyer malgré le bruit. En quelques pas, même si ils ont initialement choisit d’aller au foyer pour travailler, ils peuvent s’isoler si le bruit leur tape finalement sur les nerf. De plus les salles étant en fin de compte dans le foyer, cela conserve en partie la proximité et donc l’influence de cet univers provoquant un ressentit de convivialité et de plaisir.

L’intérêt de faire plusieurs petites salles est que les étudiants peuvent continuer à se constituer en groupes pour travailler, et discuter entre eux sans géner les autres groupes. Ces petites salles sont de taille variables pour s’adapter à la variabilité des groupes de travail. Selon les sujets les étudiants et selon leurs personnalité sont parfois seuls, en binome, ou par groupe plus nombreux.

En résumé on pourrai dire que cette configuration est au plus proche des comportements des utilisateurs et leur permettra de continuer à tirer du plaisir de la situation tout en leur permettant d’en éviter les désagréments.”

J’admirai l’intelligence de cette proposition et la stratégie proposée.

Ce fut au tour du Bonhomme bleu de prendre la parole :

“Il me semble quand à moi que nous sommes en face d’un problème complexe, qui serait pertinent de modéliser en un ensemble de fonctions et de contraintes, reliées par des interactions, qui peuvent s’avérer positives ou néfastes. Nous pourrons alors identifier le problème et tenter d’éliminer les interactions néfastes pour arriver à une solution.

J’ai demandé un rapport précis sur les dynamiques observées dans le foyer. Voici les fonctions que j’ai identifié pour le foyer :

F1 – Travailler

F2 – Se détendre, parfois délirer ou parler de sujets futiles.

F3 – Echanger :

F31 — Des informations d’ordre personnel (sorties, potins…).

F32 — Des informations de culture générale, parfois inutiles dans l’instant mais jugées intéressantes pour le futur.

F33 — Des informations liées à l’université (horaires des cours, dates pour rendre les devoirs…)

F34 — Des informations liées à des savoirs utils pour le travail, parfois des antisèches.

Voici les contraintes que j’ai observé :

C1 – Nécessité d’une zone de travail sur place.

C2 – Nécessité pour les élèves pour pouvoir se détendre au cours de la journée.

C3 – Nécessité de pouvoir échanger au sujet de l’université pour que tous les élèves aient les informations.

C4 – Les groupes de travail sont de taille variable. Une, deux ou plus de personnes.

C5 – Besoin de certains élèves de s’isoler du bruit ambiant.

C6 – Une contrainte non respectée : La disponibilité de la documentation, obligeant à des allers retours à la salle informatique (pour le étudiants n’ayant pas d’ordinateur portable), ou à la bibliotèque (selon l’information recherchée et l’étudiant).

Au niveau des interactions positives j’ai noté :

IP1 – Configuration en une salle / échanges : favorise les échanges.

Au niveau des interactions néfaste j’ai noté :

IN1 – travailler / échanges : génère du bruit sur un lieu de travail.

Il me semble que la problématique réside ici, l’université ne dispose pas de salle permettant à la fois de travailler (F1) et d’échanger (F3). Je propose donc de mettre en place des salles de travail en groupe dans lesquelles il sera possible d’échanger, principalement sur le sujet en cours, le travail donc (F34), mais éventuellement aussi sur le reste : (F31, F32, F33), sans être géné par le bruit ambiant (IN1).

Pour conserver l’interaction positive : “une salle favorise les échanges” (IP1) je propose de virtualiser ces échanges afin qu’il soit possible de les éviter et donc de mettre en place un outil d’échange de type “chat” pour pouvoir demander facilement une information à un élève situé ailleurs.

Enfin puisque la contrainte “disponibilité de l’information” (C6) n’est pas respectée, je propose d’équiper ces salles d’ordinateurs et de les disposer de manière à ce qu’elles ouvrent directement sur la bibliothèque.

Les élèves travaillant seul et désirant le silence n’ont pas besoin de discuter. Les salles communes actuelles répondent donc très bien à cette problématique. Toujours est-il que, toujours en rapport à la contrainte de disponibilité de l’information C6, je propose que ces salles soient directement l’espace de la bibliothèque.

La solution consisterai donc à aménager au sein de la bibliothèque des espaces de travail en groupe fermés, et de mettre des tables et des chaises dans la même pièce que les rayonnages destinés aux élèves travaillant seuls.”

Je trouvait cette solution également fort intéressante…

S’ensuivit un débat passionné entre le directeur de l’établissement et la psychologue. Le directeur soutenant la deuxième solution, la psychologue la première solution. Ils finirent par s’accorder sur le fait de rapprocher la bibliothèque et le foyer, et de mettre en place entre les deux des salles de travail en groupe.

Quand à la proposition du bonhomme bleu d’un outil de chat au sein de l’école fut conservée et étendue sous la proposition du bonhomme rouge, à un outil de collaboration en ligne moderne, tel qu’ils qu’on peut en trouver en entreprise, incluant les conversations en différé, des modules permettant de conserver les savoirs issus de ces échanges, de publier des nouvelles, etc… adapté à l’école avec par exemple la mise en ligne des cours.

Ouch ! Sur ce je pris mon balais et me lançait dans une série d’acrobaties aériennes pour rafraichir mes oreilles…

Elle cours, elle cours, la sorcière…

Ce maudit chat noir à encore mis la pagaille dans mes potions magiques ! Voici qu’un immonde vers gélatineux en liberté ravage le sixième plan ! Et bien sûr c’est ma faute ! Deux jours que je sillone la contrée en essayant de l’attraper Ce malin se cache dans les terriers de lapins-orgres ! Et comme un lapin-ogre ça a des dents pointues mais c’est tout petit… Il m’échappe à chaque fois… Si par hasrd vous croisez un monstre gélatineux (12 mètres de haut, tout baveux et qui dévore tout sur le passage, vous pouvez pas le louper.) soyez gentils, attrapez le et mettez le dans un bocal !

En attendant j’ai vu ça sous LinkedIn :

Votre profil a été consulté par 8 personnes au cours du ou des 7 derniers jours. Au cours du ou des 3 dernier(s) jour(s), vous êtes apparu(e) 9 fois dans les résultats des recherches.

Sachant que j’y n’y suis pas encore allé jouer des tours (ça ne vas pas tarder…), c’est un score plutôt amusant…

A bientôt !

La sorcière du placard aux balais.

Nombre d’or

Géométrie de la nature

Géométrie de la nature

Alors ça c’est le pompom ! En me baladant sur les livres scientifiques des humains je tombe sur une publication d’un certain M. Le Ray. Le nombre d’or, les divines proportions, les rectangles dynamiques, la suite géométrique de Fibonacci, la grande pyramide, le Parthénon, la géométrie des fleurs, des écoulements d’air… résumés en une série d’angles !

Ça fait 900 ans que l’Université de Baal travaille sur ces proportions pour comprendre de quelle étrange alchimie ils proviennent ! Flux démoniaques, incantations tourbillonnantes, puits de lunes rousses… Tout à été passé au crible ! On a même envoyé des espions chez les Korrigans du treizième plan voir si ce n’était pas une de leur farces…

Et non… C’est tout simplement les proportions dans les atomes qui se répercutent à plus grande échelle un peu partout dans la nature… Fin du mythe, l’Université de Baal referme ses grimoires et s’en vas s’occuper de choses plus ésotériques.

Ces humains je vous dit… Enfin on aurai pu chercher longtemps, les vieilles barbes, avant de penser à un truc aussi bête…

Avec mes ricanements les plus grinçants….

la sorcière du placard aux balais.

Boule de cristal…

Aujourd’hui j’ai reçu une magnifique boule de cristal de mon ami le mage Ermelicus. Vous n’imaginez pas à quel point c’est un beau cadeau ! Ermelicus compte parmi les plus grands artisans du cristal, c’est un maître en la matière et, alors qu’une boule de cristal classique ne montre que quelques grandes fluctuations de la vie d’une personne, ses boules permettent de voir des portions de l’avenir des mondes…

Une foi rentrée dans le placard de Pierre je déballe donc la boule avec fébrilité et lance une incantation pour me connecter au troisième plan, celui des humains…

L’énergie se met à fluctuer dans la boule, le corbeau de sang de Grimenoir s’y dessine. Internet donc pour le troisième plan… La main d’un homme tient un parchemin, drôle de parchemin, une fois déplié il semble aussi rigide que si il n’avait jamais été roulé. Il s’anime… Je ne comprends rien à ce qui s’affiche… Des menus semblent flotter dans tous les sens et d’autres semblent se cacher en profondeur dessous comme si le parchemin n’avait pas de fond, l’homme glisse quelques mots à voie basse, des menus apparaissent, il les parcours d’un fébrilement, les blocs défilent en suivant les mouvements de ses mains… Ça ne ressemble décidément pas à internet… l’homme pointe un des blocs du doigt, souffle quelques mots encore, une carte apparait, il y jette un œil, souffle encore quelques mots, je crois discerner “sauvegarde”, et roule le parchemin. Très étrange… L’image commence à se brouiller puis redeviens nette d’un coup ! J’entends distinctement l’homme parler cette fois : “à quelle heure part le train pour Liverpool ?” Et voilà que c’est le parchemin qui lui réponds ! “Si vous prenez le tram en direction de la gare à l’arrêt qui se trouve en face de vous vous pouvez avoir celui de 16H48″. L’homme demande une réservation et court vers l’arrêt de tram.

C’est dingue ! Voilà que les parchemins reviennent à la mode et qu’en plus ils parlent ! J’invoque le souvenir du parchemin, je la passe à mon Krum, mon globlin, pour qu’il le dépiaute. Je m’y attendait un peu c’est une sorte de gadget électronique mais… Krum me signale qu’il n’y a dedans qu’une puce de connexion, aucune mémoire persistante, rien… Il semble très perplexe, où notre ami du futur a il sauvegardé sa carte ?

Bon… Je réactive la boule… Voilà le “Tram” qui part. Non… C’est une sorte de bulle avec notre homme assis à l’intérieur… J’admire un instant ses vêtements si légers qu’ils semblent flotter sur son corps et je dirige les flux vers un magasin proche. Quelques vêtements mais très peu de modèles de chaque. Ils sont en rupture de stock ? En tout cas ils ne manquent pas de glaces. Les gens s’y regardent et discutent avec les dites glaces. Tout vas bien le monde est devenu dingue… Ils pourraient au moins se changer ! Ha non tiens… Les glaces les montrent avec les vêtements du magasin… Pratique ! Il y a quand même quelques cabines… Mais pourquoi reposent ils tous les vêtements en repartant ?

C’est la crise donc ? Personne n’a plus de sous pour rien acheter ? J’oriente les flux vers les bureaux au dessus. Je comprends mieux ! Les employés se la coulent douce ! Ils sont tous tranquillement assis sur des fauteuil à discuter entre eux ou avec leur parchemin. “Fabrice t’es dispo ?” demande l’un d’eux à son parchemin. “Oui”, réponds le parchemin. L’employé se lève et fait quelques pas pour se poser à coté du-dit Fabrice. Quel flemmard, il aurai pu se lever pour aller lui demander ! Ils se lancent dans une grande discussion incompréhensible, assis cette fois ci dans une sorte de… canapé ! Bon d’accord ce n’est pas un bon vieux affaloir à télé mais quand même ! Ils comparent des courbes sur le parchemin de Fabrice. Bon… visiblement c’est des affaires… Ils pourraient prendre des notes quand même ! Avec un tel débit je suis certaine qu’ils auront tout oublié d’ici quelques heures… Je déplace les flux en direction de la salle à coté. Plus de canapé mais une dizaine de personnes autour d’une grande table ovale. Une femme crie “lets go !” et l’écran s’anime. Ça ressemble à grand arbre, avec des mots sur chaque branche, qui part de “brainstorming marché Eurovia”. Les autre employés écrivent fébrilement sur leur parchemin, des mots apparaissent à l’écran et le branches se déplacent pour se relier entre elles comme animées d’une vie propre. De temps en temps la femme déplace quelques blocs sur son parchemin et la configuration de l’arbre change. Parfois un des employés murmure “Wiki d’entreprise”, suivit de quelques termes de jargon métier, lis les quelques lignes à l’écran, semble s’éclairer, et recommence à écrire fébrilement. Un peu désorientée j’en conclu qu’Eurovia est une entreprise qui fabrique des arbres à mots, que ça doit être très joli dans la rue, et je me dirige vers l’immeuble d’en face qui semble habité par des gens normaux…

Effectivement un retraité semble passionné par un quizz à la télé. Heu… Enfin c’est son mur qui sert de télé et le présentateur est devant tandis que les candidats semblent être à l’intérieur du mur. Bref… C’est une grande télé en 3D ce qui ne me surprends pas outre mesure finalement. C’est un peu comme au théâtre. Je m’interroge cinq secondes pour savoir pourquoi l’arbre de l’entreprise n’était pas en 3D, je me dis que ça n’aurai pas été très lisible de toutes façons et je me concentre sur notre compère. Le voilà qui réponds aux questions à voie hautes en même temps que les candidats ! Un peu fêlé le papy ! Sauf qu’à chaque fois une petite boite en haut de l’écran affiche vrai ou faux et une jauge surmonté de “votre rang” s’anime. Je me demande combien il y a de dingues comme lui en train de gueuler devant leur écran pour faire avancer leur petite barre… Il jette un papier gras par terre, un petit chien robot remue la queue, un autre robot, un espèce d’ovni-savonnette cette fois ci, s’approche et fait disparaître le papier… Pendant qu’un lapin se trémousse sur le bureau en virant au rouge, puis au bleu… Cette fois c’en est trop ! Les parchemins du futur, les trams-bulle, les miroirs qui habillent les gens, les arbres à mots, la télé-théâtre, les jeu télévisés où les spectateurs participent… Ça fait déjà beaucoup… Mais alors la ménagerie robot avec le lapin caméléon et un ovni en prime… Faudrait juste pas me prendre pour une bille ! Il vas voir Ermelicus de quel bois je me chauffe avec les farceurs de son genre…

A moins que vous n’ayez une explication à tout cela ?

Avec mes sentiments les plus diaboliques.

La sorcière du placard au balais.

Nouvelles de Viadeo…

Pour ce deuxième jour sur Viadeo j’ai rencontré plein de créateurs talentueux… Quel plaisir ! Beaucoup m’ont gratifié d’un petit message sympathique ! Notons Violaine et Christine qui sont venues me rejoindre d’elle mêmes. Je crois d’ailleurs que Violaine est un peu sorcière elle aussi. Mais chut, n’en disons pas plus…

Mon premier ensorcelé sur Viadeo !

Mais tiens…  J’avais oublié de vous parler de Denis… Qui est Denis ? Denis est tout simplement la toute première personne que j’ai ensorcelé sur Internet ! Je n’ai même pas eu à aller le chercher, il est venu se présenter de lui même sur Viadeo me demandant à être ensorcelé. Comme j’ai trouvé cela tout à fait charmant de sa part j’ai été, une fois n’est pas coutume, assez gentille avec lui. Denis est maintenant  maitre des Trolls. Il ne sait pas encore ce que c’est… Héhéhé…

Si il viens me demander je lui dirait…

Hou… Je n’aime pas du tout ça…

J’ai vu récemment cette publicité :

Wiki Professionnel
Open Source et Sécurisé (SSO, LDAP) Intégration au SI (BDD, ERP)

Ben voyons… Je sais pas qui est ce Wiki mais ces formules magiques là ça me semble pas très bien sabatiques… J’ai horreur des mages de pacotille alors ce monsieur aura à partir de ce moment les poils de nez qui pousseront 77 fois plus vite… Si il est vraiement un mage il n’aura pas de problème pour se défaire de ce sort…

Avec mes sentiments les plus grinçants…

La sorcière du placard aux balais.

Héhéhé…

Chers amis, chères amies, chers lecteurs,

Depuis le temps qu’on m’en parle, j’ai décidé de troquer ma vielle playstation contre un ordinateur (oui je joue à des jeux vidéo, quand Pierre n’est pas là bien entendu, de quoi aurois-je l’air?). J’ai finalement réussit à comprendre comment marchait le wifi et réussit à me conecter à la Livebox de Pierre. Ne rigolez pas ça n’a pas été une mince affaire ! Enfin comme quoi il n’y a pas d’age pour se mettre à Internet. Bref… Depuis quelques mois que je “surf” je commence à me trouver un petit coté Geek. Est-ce bien raisonable pour une sorcière ? Ma foi ma cousine de la rue Moufetard s’est bien offert un aspirateur Noël dernier. Il n’y a pas de raison que je me laisse distancer par la technologie… Toujours est il que, comme je m’ennuie un peu dans le placard de ce pauvre pierre j’ai décidé de me faire un petit blog pour raconter toutes sortes de chose inutiles ou utiles…

Avec l’expression de mes sentiments les plus grimançants bien entendu !

La sorcière du placard au balais.

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